La pauvreté masquée derrière le racisme.

Aujourd'hui dans les médias US, on fait, et on va faire encore plus de bruit autour du racisme, parce que cela permet de ne pas parler de la pauvreté américaine, et parce que cela permet de diviser l'électorat, en particulier pauvre ou en situation économique précaire.

Add a comment

Le vrai problème américain, celui qui dirige l'économie, est la grande proportion de pauvres. 

La crise immobilière a eu lieu parce que, simplement,  Il n'y avait pas assez de clients pour acheter. On a vendu a des insolvables en jouant aux chaises musicales avec les titres. Le nom même de la crise de l'immobilier, appelée « sub-prime », le sous-marché, est une preuve de l'élargissement de la pauvreté et de la diminution de la classe dite moyenne aux USA depuis l'administration George W. Bush en 2000.  Lors de Katrina on a vu les pauvres de la New Orleans, les pauvres de l'Alabama. Les pauvres, c'est le vivier de l'armée. Ceux qui ne peuvent se payer des études, et ceux qui n'ont rien et veulent un salaire, une couverture médicale et une retraite.  Or aux USA, les pauvres sont aussi les plus nationalistes, ceux qui, si on leur retire le drapeau américain, n'ont rien à faire envier. La grande majorité de ceux qui gardèrent leur drapeau accroché le plus longtemps après 9/11 sont des pauvres.

Les médias américains sont surtout de droite parce qu'ils appartiennent surtout à des gens proches du pouvoir réel, celui qui fait voter les budgets.  Hillary Clinton a reçu une couverture négative depuis des années parce qu'elle  est, peut être était, la figure politique d'opposition principale. Hillary a voté pour la guerre. Aurait-elle été réélue si elle ne l'avait pas fait ? Probablement pas. Contrairement à la population, les élus Démocrates et Républicains sont en fait solidaires dans leur vote pour la guerre et l'agrandissement des budgets militaires.  Obama, qui n'a pas voté pour la guerre et dit y être opposé, est aussi devenu le rassemblement des dissidents à l'infrastructure, aux gros du parti démocrate.

 Depuis le début de sa campagne Barack Obama a reçu une couverture très positive des medias parce qu'il semblait plus facile à la droite de le battre que de battre Clinton qui est, était, plus connue du grand public. Aujourd'hui on fait jouer dans les médias la corde du racisme parce que le thème du racisme a jusqu'à présent divisé les votes de ceux qui, en fait, ont des intérêts économiques communs.

 Bayard Rustin, l'homme qui organisa Martin Luther King avait l'habitude de dire : The color line is green, la ligne de démarcation des couleurs est verte, comme le dollars. Dans ses discours, qui étaient pleins d'appels à l'unité des diverses populations pour des motifs économiques disait, pauvres hispaniques, pauvres juifs, pauvres noirs, pauvres blancs, pauvres de toutes sortes, votez ! 


Comments